mardi, août 29, 2006

 

Melancholia, passionnément musical


Ces pages ont déjà évoqué le sort musical des Lisa Germano, M. Ward, Flowers From The Man Who Shot Your Cousin, Woven Hand et consorts, le nouveau skynetblog musical Melancholia remet le couvert et avec quel talent. Une nouvelle lecture essentielle de la blogosphère.

Illustration : La Mélancolie d’Albrecht Dürer

 

Amélie – From The Burning Tree To The Monster Mountain


Un des coups de cœur de l’été, Amélie est une jeune Lilloise de 23 ans un temps exilée à Bordeaux où elle a sévi dans le giron de ses camarades de Calc. Produite par Jon Smith, l’homme aux manettes de Calc, Aerôflôt et Deborah, Amélie a l’extrême et trop rare chic de composer des comptines mélodiques que le mot touchant ne parvient même pas à décrire, tant son univers familier et sensoriel nous procure des frissons que seule l’immense Cat Power parvient à nous prodiguer, album après album (rappel hygiénique, The Greatest est toujours l’album de l’année, loin devant la concurrence). Qui entendra la fragile tendresse de Forgotten Christmas Gift ou de Monsters noiera son âme dans une fraternité contagieuse où Shannon Wright, CocoRosie et Julie Doiron jouent les gardes-chiourmes. Une question me taraude néanmoins : pourrons-nous attendre mars 2007 et le premier opus longue durée de la demoiselle ?

Un EP : Amélie – From The Burning Tree To The Monster Mountain (
Boxson)
En
concert Chez Mouss! (Place Morichar - 1060 Bruxelles) le 13 septembre

jeudi, août 24, 2006

 

Petra Jean Phillipson – Notes On: Love


La chronique tardive d'un très bon disque sorti fin 2005, dans une indifférence coupable.

Une belle jeune femme, mystérieuse et sensuelle, orne la pochette de Notes On: Love, c’est
Petra Jean Phillipson herself en couverture de son premier opus. Ne vous fiez pas à l’obscurité ravageuse de ce (bel) objet, nous ne voguons pas ici dans les eaux noirâtres et suicidaires d’Elizabeth Anka Vajagic, ni même dans la tourmente blessée de Thalia Zedek. C’est plutôt du côté du folk mélancolique et néanmoins charmant d’une Edith Frost (voire d’une Joan Baez en séjour club chez James Yorkston) que nous irons chercher nos références tant la même démarche mélodique discrète hante l’esprit hanté des deux chanteuses. Peroxydée en majuscules dans une sollicitude qui évoque épisodiquement la rencontre fortuite entre Howe Gelb et Emilie Simon, la musique de cette artiste déjà trentenaire (soit l’âge auquel l’immense Lisa Germano a sorti son premier album) pèche certes par son manque de force mélodique, pour les hits en boucle sur Radio Nova, on repassera c’est sûr. Néanmoins, les contours ombragés de ses ritournelles discrètes méritent plus qu’une halte précipitée à l’ombre des remparts de la solitude et nous incitent à planter pour longtemps notre tente dans les jardins secrets d’une songwriter de grand talent.

Deux mp3 :
Petra Jean Phillipson – One Day
Petra Jean Phillipson – Independent Woman
Un disque : Petra Jean Phillipson – Notes On: Love (Grönland)

mardi, août 22, 2006

 

Das Bierbeben – Alles Fällt


Il y a deux ans, le tremblement de bière (traduction littérale de Das Bierbeben) proclamait sur son premier album ‘Schlag deinen Fernseher kaputt’ (bousille ta télé). Le ton n’a pas changé, il est toujours aussi politiquement abscons (Im Kreis) et le duo féminin berlinois de déclamer sur un ton électro-pop à la Ms. John Soda ‘Die Welt ist betäubt / Betäubt und narkotisiert / Erstarrt und paralysiert’ (le monde est abasourdi/abasourdi et sous narcotiques/engourdi et paralysé). Le ton est donné, entre paroles philosophico-sociales du duo féminin et arrangements très electro-pop teutonne, des mélodies ultra-solides se glissent sans coup férir entre le marteau et l’enclume et, surtout, une fausse légèreté donne des envies de se repasser le disque d’avant en arrière, à moins que ce ne soit l’inverse. Dans un univers où la formule musicale de la formation de Stephanie Böhm croise la cambrure extravertie des Cobra Killer (Bis Die Liebe Nicht Mehr Weh Tut), l’envie de se trémousser prend le dessus, tant la danse des tubes nous entraîne dans une ronde écartelée entre Kreuzberg et Tempelhof. Et puis, peut-on réellement souhaiter du mal à deux si charmantes demoiselles qui nous promettent la vie éternelle ?

En
écoute sur Juno
En
écoute sur LastFM
Un disque : Das Bierbeben – Alles Fällt (
Shitkatapult)

lundi, août 21, 2006

 

Electrelane – Singles, B-Sides & Live


L’heure étant aux faces B, compilations de singles et autres lives, le quatuor féminin le plus excitant des dix dernières années a décidé lui aussi de s’y mettre. Inutile de dire que tout cela déchire à des kilomètres à la ronde. Allo, The Pipettes, il y a quelqu’un ?

En écoute sur Boomkat
Deux mp3 : Electrelane – More Than This (Bryan Ferry Cover - Live)
Electrelane – I'm On Fire (Bruce Springsteen Cover - Live)
Un disque : Electrelane – Singles, B-Sides & Live (Too Pure)

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